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Homélie de la semaine

1er dimanche de l'Avent

AVENT-1-

Cette nouvelle année liturgique que nous entamons aujourd’hui, se profile sous la loupe du mot “présence”. Présence de qui ? Présence de Dieu. Ce thème s’élaborera sous quatre étapes dans notre cheminement tout au long de l’année: quatre verbes qui nourrirons notre méditation. 
 
Durant l’Avent, le verbe “espérer”. Oui espérer sa présence. Comment l’attendre, la préparer, cette présence? Durant le temps de Noël, nous serons invités à “accueillir”. Oui, accueillir sa présence. Comment accueillir cette bonne nouvelle, comment lui faire de la place ? Plus tard, durant le Carême, le verbe “discerner”. Comment discerner, voir, reconnaître, authentifier la présence de Dieu dans nos vies et dans le monde ? Et le temps de Pâques, le verbe “devenir”. Oui, devenir présence de Dieu au monde.
 
Un beau chemin de croissance dans notre foi pour cette année, n’est-ce pas ? Et ce thème de la présence... Comme c’est riche ! De quoi l’être humain a-t-il le plus besoin ? Il a besoin d’un vis-à-vis, une présence. C’est le début de la Bible. Dieu dit: “Il n’est pas bon que l’homme soit seul.” L’être humain a besoin d’au moins une présence signifiante dans sa vie. À cet égard, la cellule familiale n’est-elle pas une effusion de bonheur: vivre une unité, un projet familial, une présence au monde dans ces liens familiaux qui nous définissent et nous nourrissent.
 
Une présence .... Est-ce qu’on vous a déjà dit: “Merci, tu as été là quand j’en avais le plus besoin !” Être présent, c’est important. Parfois, c’est plus important que l’aide qu’on peut apporter. Être présent, accompagner, écouter, étreindre chaleureusement... Ça sauve des vies, ça rend de l’espoir... Ça pacifie...
 
Dieu est présence. De fait, il est LA présence que nous espérons, que nous célébrons, dont nous sommes appelés à témoigner. Espérer la présence de Dieu, c’est essentiellement lui lancer une invitation. C’est lui dire: vois, Seigneur, mon coeur t’attend, t’espère. Il souhaite ardemment ta présence. Je te prépare une place. Et pour reprendre l’image de ce dimanche, mon coeur VEILLE, il garde l’oeil ouvert, il scrute l’horizon comme la sentinelle guette l’aurore. Viens, Seigneur Jésus ! 
 
Et en disant cela, aujourd’hui, je me rends compte que ce que je dis de mon attente de Dieu, je le vis aussi dans mon attente de la présence de ceux et celles que j’aime et qui doivent rester éloignés en ce temps de pandémie. Une présence sur Zoom, Skype, au téléphone, ça fait du bien, c’est réconfortant, mais ça ne vaut pas une présence réelle. Étreindre, toucher, embrasser ses petits enfants... c’est une espérance que plusieurs souhaitent. 
 
C’est le genre de présence que Dieu veut être pour nous. Une présence chaleureuse, vitale. Une présence qui ne laisse pas un vide inassouvi. Alors, veillons ! Oui, espérons sa présence. Et du coup, demandons-nous si quelqu’un nous espère, nous ? Sur qui pouvons-nous veiller et offrir notre présence ?