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Homélie de la semaine

3e Dimanche de l'Avent: 13 décembre 2020

AVENT  - 3 - 

Dans la grisaille de décembre, alors que le manque de soleil affecte de plus en plus notre humeur, notre énergie... notre foi nous rappelle que nous avons été plongés dans un bain de renaissance qui a fait de nous des humains porteurs de lumière, porteurs de joie ! C’est le sens de nos lumières de Noël...
 
Dans ce temps de covid-19 où nous sommes déprimés de voir des personnes décédées dans l’oubli, la négligence, le manque de dignité, alors que  peut-être nous connaissons des personnes touchées par ce virus et que nous vivons dans l’angoisse d’en être frappés, alors que les équipes médicales sont épuisées et arrivent à peine à suffire à la tâche, la Parole de Dieu nous rappelle que cette présence que nous espérons durant l’Avent est déjà parmi nous et nous apporte déjà la consolation et nourrit notre espérance. Les voix d’Isaïe, de Marie, de Paul, de Jean-Baptiste se fondent en un même concert de louange à Dieu et de réjouissances.
 
Oui, c’est dans les ténèbres et dans les difficultés de ce monde que Dieu vient lui-même rallumer l’espérance de son règne de paix, de santé, d’amour. Il vient rétablir, guérir sa création.
 
C’est peut-être dur à prendre, mais il faut s’y arrêter. “Soyez toujours dans la joie”, nous dit s. Paul. Ça m’a fait du bien de me rappeler, cette semaine que cette épître de s. Paul est le plus ancien texte du Nouveau Testament. Il a été écrit avant les Évangiles, et les autres textes. Or, le premier écrit du Nouveau Testament est une ode à la joie ! Une ode à la joie, lancée par Paul à des chrétiens persécutés et martyrisés par les Romains, des chrétiens qui attendaient la victoire définitive du Christ qui ne semblait pas venir.... “Soyez toujours dans la joie, priez, rendez grâce” ! Notre Pape François nous a dit: “Vous êtes porteurs de la Joie de l’Évangile.”
 
Jean Baptiste est venu pour rendre témoignage à la lumière. La grandeur de Jean Baptiste a été de “voir” cette lumière avant qu’elle ne se manifeste au monde. “Mais au milieu de vous se tient celui que vous ne connaissez pas...” “Celui que vous ne connaissez pas !” C’est en lui que notre joie prend sa source. Et celui qu’on ne connaît pas ... ou si peu ... est Dieu, le Fils de Dieu. Le Fils de Dieu venu en notre monde en s’enveloppant de notre humanité fragile, humble, belle comme la création de Dieu. Ce Fils de Dieu dont nous rappelons son entrée dans le monde chaque fois que nous célébrons Noël. C’est lui qu’on connaît si peu !
 
C’est en nous tournant vers lui que nous pouvons saisir le sens de la vraie joie. Il en est la source et l’aboutissement. Il est l’ÉVANGILE, la BONNE NOUVELLE qui rassemble tous les chrétiens pour en faire les porteurs de la joie pour le monde.
 
Mais, comme nous le lisons dans la Bible, le peuple d’Israël a tellement souvent renié sa vocation. Il s’est si souvent tourné vers d’autres paroles, d’autres promesses de bonheur que celles de Dieu. Il en est de même pour les chrétiens que nous sommes. Dieu vient nourrir en nous la joie et l’espérance d’un monde nouveau. Qu’en faisons-nous ? On est si peu contagieux. Le monde, notre société connaît si peu le Christ... Pas étonnant qu’on ne tienne plus à célébrer Noël. Nos bons catholiques mettent parfois plus d’énergie à critiquer le manque de messes durant la pandémie qu’à chercher à contempler dans l’Évangile la joie d’un présence qui nous est acquise. S'il est une chose que la vraie foi suscite... c’est l’action de grâce et la joie. Croire, c’est accueillir Dieu. Accueillir Dieu, c’est l’écouter, l’aimer et le suivre. Lui, la joie et la lumière de nos coeurs nous donne la mission d’être pour notre monde joie et lumière afin de préparer le ciel nouveau et la terre nouvelle. 
 
J’aime souvent redire cette phrase lue un jour dans je ne sais plus quel livre: "un chrétien triste, c’est un triste chrétien". Alors, soyons dans la joie, une joie qui éclaire nos vies souvent faites de souffrances et d’angoisses. Notre joie n’est pas superficielle.... elle est profonde et lumineuse.
 
Yves