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Homélie de la semaine

Sainte Famille 2020

SAINTE FAMILLE: 2020

         À deux jours de Noël, l’Église nous invite à contempler la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph. Il y a au coeur de cette famille un mystère profond. Il y a, cachée dans cette famille, une révélation d’amour et de guérison pour l’humanité. Elle est spéciale, cette famille !

         On ne peut pas juste regarder, remarquer qu’il y a là un couple et un enfant. Oui, il y a là un couple et un enfant, mais beaucoup plus encore. Comme dans plusieurs familles de chez-nous, il y a un germe, une semence... la promesse d’une création nouvelle pour la vie et pour le monde. Cette famille est porteuse d’un avenir.

         Ma famille, vos familles ont été porteuses elles aussi d’un avenir pour le monde. L’Église nous l’annonce ou nous le rappelle, aujourd’hui: fonder une famille, c’est comme défricher une terre pour y faire éclore une promesse pour la vie du monde. Un monde qui se portera mieux grâce à ce qui germe dans chaque famille.

         Mais ça, on ne le voit pas à première vue. On le devine chez certaines familles... on l’espère pour d’autres... on le prie pour d’autres encore. Mais toujours, la fondation d’une famille, c’est une ouverture sur l’avenir.

         Cependant, on en a vu, on en connaît peut-être des gens qui ne croient pas en l’avenir. Ce qu’ils voient dans le futur est tellement moche, qu’ils décident sciemment de ne pas mettre d’enfants au monde. Des fois, je suis porté à leur donner raison quand je vois des politiciens mentir, abuser de leur pouvoir, manipuler l’opinion publique, s’enrichir au détriment des plus pauvres .... Quel avenir pour notre planète quand les démocraties les plus avant-gardistes, privilégient encore l’énergie fossile pour soutenir l’économie au détriment d’une réduction des GES pour faire respirer notre planète? Y-a-t-il encore une avenir ?

         Mais là, quelque part, près de mon coeur, un peu plus loin de ma tête, il y a toujours une petite espérance qui brille et qui éclaire ma vie et la vie de l’Église. On a besoin de personnes comme ce Syméon de l’Évangile pour voir la lumière là où elle n’est encore qu’une promesse. Prenant l’enfant Jésus dans ses bras, Syméon dit, entre autres choses: “mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples; lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël”.

         Syméon a vu cette lumière incomparable, unique, qui brillait au sein de cette jeune famille. Elle reposait dans le coeur d’un enfant anonyme. Un enfant amené au temple comme tous les autres enfants pour le présenter à Dieu.

         Et cette famille dont les évangiles ne nous disent que très peu de choses, a pourtant été le terreau humain dans lequel Dieu a pris notre humanité pour donner sa lumière, son salut au monde.

         Comme il nous faudrait de Syméon en cette fin d’année 2020 ! Comme il nous faudrait d’hommes, de femmes, de jeunes comme Greta Grundberg (?) pour nous dire où regarder, où chercher la lumière, le sens, de nos vies.

         Le Christ est la lumière qui venant en ce monde éclaire toute personne de bonne volonté. C’était l’Évangile du matin de Noël. Cette lumière a jailli dans un milieu familial: celui d’un amour et d’une tendresse qui a surmonté une grande incompréhension pour faire confiance à la Parole d’un Dieu optimiste pour l’humanité. Moi, quand on me dit qu’être optimiste, c’est être naïf .... j’aime répondre que ce n’est pas moi qui suis optimiste, c’est Dieu. Moi, je lui fait confiance !

         Alors en ce jour où l’Église nous présente la Sainte Famille de Jésus, Marie et Joseph, puissions-nous poser un regard de tendresse et d’encouragement sur nos familles et sur celles qui émergent. Dieu est venu vivre parmi nous. S’il est là, ce n’est pas pour se faire aduler, c’est pour mettre avec nous l’épaule à la roue de la vie, la vie du monde et du Royaume de son Père.

Yves