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Homélie de la semaine

16e Dimanche Ordinaire: 19 juillet 2020

Pour lire l'Évangile

https://prionseneglise.fr/textes-du-jour/evangile/2020-07-19

Homélie: Ordinaire - 16 - 

19 juillet 2020
 
Depuis dimanche dernier, dans l’Évangile de Matthieu, on proclame une suite d’enseignements de Jésus sur le Royaume. À quoi ressemble le Royaume: ou à quoi pourrions-nous le comparer ? Souvenez-vous, la semaine dernière “Le semeur est sorti pour semer” ! Le royaume, c’est le monde, bon ou mauvais, dans lequel la Parole est semée pour inviter les gens, bons ou mauvais, à produire du bon fruit. Dieu sème généreusement, sans compter. Son geste est celui de l’espérance qu’il met dans l’être humain. Tout être humain peut convertir son coeur pour en faire de la bonne terre, se dit Dieu. 
 
Aujourd’hui, la parabole nous dit que le Royaume naît dans la contradiction: du bon grain est semé pour produire du blé mais de l’ivraie a aussi été semé dans le monde et elle pousse parmi le blé ! Grand problème ! Jésus nous donne aussi une autre parabole: le Royaume est comparable à la graine de moutarde, la plus petite de toutes les semences. Malgré sa petitesse, elle produira une des plus grandes plantes du potager ! Ne vous fiez pas à la grosseur de la semence, nous dit Jésus, aussi petite soit-elle, elle porte une puissance de vie. Dans le coeur et dans l’esprit de Dieu, il sait que le Royaume grandira envers et contre tout ! Il grandira même si le mal pousse avec le bien. Il grandira même si la Parole peut sembler peu de chose pour une si grande espérance. Pour l’instant, nous suggère Jésus, c’est le temps de la patience et de l’espérance.
 
Combien de fois ai-je entendu des parents ou grands-parents me dire: “mes enfants ne croient pas. Leur raisonnement s’appuie sur une question ‘Pourquoi Dieu permet-il le mal, l’injustice, la souffrance, la mort ?’ . Si Dieu existait, il n’y aurait pas de mal dans le monde !” Et ces parents me demandent: “Que devons-nous dire à nos enfants ?” 
 
Chaque fois qu’on me pose cette question, je l’accueille comme l’expression d’une blessure au coeur des parents. Ils souffrent de ce que leurs enfants ne croient pas ou ne peuvent pas croire. Mes premiers mots cherchent donc à rejoindre la douleur des ces parents et à l’apprécier dans toute sa réalité.
 
Puis, je porte à leur attention, la beauté, la sincérité et la vérité du questionnement de ces plus jeunes. C’est beau, c’est prenant d’entendre les jeunes nous dire leur indignation devant le mal, la souffrance, l’injustice... J’invite les parents à partager avec leurs jeunes sur ces questions qui les interpellent. «Avec eux, voir si des actions ne pourraient pas être à notre portée pour combattre le mal dans le monde... Si les jeunes n’étaient pas préoccupés par ces questions, ils ne seraient probablement pas les porteurs de ces belles valeurs que les parents admirent tant chez leurs enfants. On me dit d’ailleurs souvent: "ils ne croient pas, mais ce sont de bons enfants" !
 
Jésus savait tout cela. C’est pourquoi il nous parle du Royaume de Dieu, de l’espérance de Dieu en utilisant des images, des paraboles pour nous orienter; nous orienter non pas tant vers une explication que vers une promesse. Jésus nous a dit, dans la parabole de la semaine dernière que le semeur semait la Parole du Royaume ! La semence est donc une PAROLE ! Une Parole porteuse d’un message de Dieu, d’une espérance, d’une promesse. L’espérance de l’agriculteur, c’est le blé. L’espérance de Dieu c’est une réponse d’amour à son amour pour nous ! Et quand je pense à cela, moi, les mots qui me viennent à l’esprit spontanément: "Moi, je suis avec vous, tous les jours, jusqu’à la fin du monde"... autrement dit, jusqu’à la moisson ! Jésus, Dieu est là avec nous, côtoyant le bien et le mal.... espérant toujours que nous choisirons le bien pour faire reculer le mal. Dieu est là nous inspirant par sa parole et son Esprit les mots, les gestes qui conviennent pour soulager, guérir, encourager, favoriser la vie ! Si tous les croyants, toutes les croyantes du monde entier, acceptaient de relever ce défi, cette mission.... peut-être nos jeunes entendraient-ils alors Jésus leur parler du Royaume qui prend forme dans le monde dans la pauvreté des croyants, dans la contradiction avec les puissances du mal.
 
Le bon grain et l’ivraie, c’est une réalité ! Les deux coexistent. Les deux se côtoient même dans nos propres coeurs. Entrons dans le silence et l’intimité de nos coeurs pour reconnaître le mélange du bon grain et de l’ivraie. Approchons-nous de nos jeunes qui, avec leur force, leur jeunesse et leurs idéaux, pourraient NOUS entraîner à faire porter du fruit à la Parole du Royaume en rendant notre monde un peu meilleur, à la mesure de nos moyens. Pour les aider à croire, nos jeunes ont peut-être plus besoin de notre présence à leurs côtés dans leurs luttes qu’une explication sur le rôle de Dieu dans le monde.
 
Yves, ptre
Après méditation, réflexion et “abandons”
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