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3e Dimanche du temps ordinaire

 3e DIMANCHE ORDINAIRE

2021
Les textes de ce dimanche évoquent l’urgence et la grandeur de la “conversion”. Premier texte: la mission de Jonas: convertir les gens de Ninive. Si vous voulez laisser un peu d’humour entrer dans votre vie, lisez le livre de Jonas (à peine 2 pages !). Pauvre Jonas. Il déteste les gens de Ninive qui sont des débauchés et des voleurs. Un peuple qui multiplie les idoles et les méfaits. Dieu lui demande d’aller vers eux pour les inviter à la conversion. Jonas refuse. Il se sauve de Dieu. Mais mal lui en pris car il se retrouve dans le ventre d’une baleine ! Alors à contre-coeur, il accepte de se rendre à Ninive pour sortir du ventre de la baleine. Il est tellement mal intentionné qu’il se contente de traverser la ville en courant et en criant: “Encore quarante jours et Ninive sera détruite.” Stupeur ! Cela suffit pour que les Ninivites changent d’attitude. Mais pire encore, ce qui irrite Jonas au plus au point, Dieu leur fait miséricorde et leur pardonne toutes leurs fautes. Jonas est rouge de colère contre Dieu. Mais, quand même, mission accomplie, réussie ! Que retenir de cette histoire ? Peut-être ceci: qui sommes-nous pour déclarer perdus pour toujours ceux qui ne suivent pas les voies de Dieu ? Sa miséricorde est infinie. Voilà sans doute le message central de l’Évangile ! L’amour de Dieu est infini !!! Son amour a besoin de nous pour se répandre sur la terre...
 
Dans l’Évangile, Jésus appelle quatre disciples: les frères André et Simon et les frères Jacques et Jean. Tous des pêcheurs à qui il demande de devenir des pêcheurs d’hommes ! Désormais pour eux, pêcher signifiera lancer le filet de la conversion sur le monde que Dieu aime tant. 
 
Jésus veut des témoins, des prophètes, des messagers de sa Bonne Nouvelle. Mais, dans l’Évangile de Marc, Jésus a une façon toute particulière de se choisir des missionnaires. Il en appelle quatre. Mais il ne le fait pas après un discours, une exhortation, une présentation alléchante. Il le fait après avoir posé sur eux son regard. “Il les vit”, nous dit Marc, et leur dit: “Venez à ma suite.” Un regard aura suffit pour qu’ils laissent leur vie actuelle et s’engagent dans une vie nouvelle, inédite, une vie non dessinée d’avance, mais à inventer à la suite de Jésus. Entre les deux vies, il y a quand même une continuité. Pêcheurs, ils demeureront pêcheurs, mais l’objet de leurs efforts deviendra l’être humain. Ils vont pêcher, couvrir l’humanité d’une invitation, comme on lance un filet dans la mer, une invitation à faire comme eux, suivre le Christ. Lancer le filet de la miséricorde avec confiance sans savoir ce qu’on rapportera. Les premiers disciples connaissaient déjà cela. Ça faisait partie de leur métier ! 
 
“Venez à ma suite.” Jésus nous demande de “marcher”, de le suivre. Il nous invite à le découvrir, à scruter ses reins et son coeur pour ressentir en nous l’amour et la présence de Dieu qui accomplit ses promesses à notre endroit. “Les temps sont accomplis: le règne de Dieu est tout proche.” Le temps de l’attente est terminé. C’est aujourd’hui que le règne de Dieu vous rejoint ! Alors, il y a urgence pour saisir le moment présent. Suivre Jésus pour découvrir l’amour de Dieu et notre salut qui se réalise en Jésus.
 
Nous l’oublions trop souvent, le jour de Dieu, c’est aujourd’hui, 24 janvier 2021. C’est maintenant que Jésus porte sur moi, sur vous, sur l’Église et sur le monde son regard. Ne fermons pas les yeux, levons le voile qui couvre nos coeurs pour laisser le regard de Jésus nous pénétrer. Il pourrait faire pour nous, comme il l’a fait pour saint Paul sur le chemin de Damas dans un geste d’éclat. Mais ne comptons pas trop là-dessus ! De loin, Jésus préfère qu’on l’accueille discrètement par son regard qui transforme et qui éclaire. Dans son regard, il y a toute sa personne, sa tendresse, sa confiance, sa paix... Si nous le laissons entrer dans nos coeurs, des choses extraordinaires vont suivre. Cela a été le cas pour André et Simon, Jacques et Jean et une multitude d’autres.
 
Oserons-nous croiser son regard ? Ou bien avons-nous encore peur de le faire ? Écoutons ce chant de Raymond Fau qui nous invite à accueillir Jésus dans nos vies. “N'aie pas peur.”