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4e Dimanche de l'Avent: 2020

4e DIMANCHE DE L'AVENT

         Quand l'ange Gabriel apparut à Marie, c'était comme l'aboutissement d'une très longue histoire. Depuis plus de quatre mille ans, les prophètes l'avaient annoncé, ce jour.

Le peuple de Dieu attendait un sauveur. Mais plus le temps passait, plus l'espérance était changeante.


         Il y avait ceux qui s'étaient laissé désabuser par l'usure du temps et qui n'espéraient plus vraiment: ils avaient pris le parti de subir la vie. À quoi bon la religion. On voit bien que Dieu n’existe pas... ou si oui, qu’il ne s’occupe pas de nous ! (On entend cela de nos jours !)

         Il y avait ceux qui avaient décidé de collaborer avec les envahisseurs et qui tiraient tant bien que mal leur épingle du jeu. Oubliez ça l’idée du royaume: notre royaume c’est maintenant Rome ! Autant s’y faire... (On entend cela de nos jours !)

         Il y avait ceux qui, voyant cela, s'étaient retirés du monde puisque celui-ci était mauvais, et qui attendaient le libérateur dans la prière et la pénitence. Le monde est mauvais. Il est opposé à Dieu. (On entend cela de nos jours !)

         Il y avait aussi ceux qui avaient décidé de former la résistance et d'agir contre l'occupation. Ils s'insurgeaient en ripostant à l'envahisseur. Oeil pour oeil, dent pour dent. À bas les autorités. (On entend cela de nos jours !)

         Il y avait ceux qui cherchaient à maintenir leur espérance en se basant sur la Parole de Dieu... parole d’amour, de consolation et d’espérance (On entend cela aussi de nos jours !)

 

Le peuple de Dieu attendait un sauveur. Plusieurs donc, avaient une attente commune. Ils attendaient l'intervention de Dieu qui, par son Messie, allait finalement établir sur terre son propre règne.


Et voilà que le lieu choisi pour cette arrivée, ce n'est pas dans un palais, ce n'est pas chez les grands de ce monde, ce n'est pas dans le temple de Jérusalem, ce n'est pas chez les débrouillards, ce n'est pas parmi ceux qui ont le plus de ressources!

 

Le peuple de Dieu attendait un sauveur. Et voilà que le moment est venu. Voilà qu'un ange descend du ciel pour annoncer que le jour de Dieu, que le règne de Dieu est arrivé. Et alors c'est tout un peuple qui est surpris, incrédule. Voilà que c'est tout un peuple qui s'étonne car rien de ressemble à ce qui aurait dû se passer.

Il arrive chez les petits et les pauvres. Il arrive chez ceux qui attendent la promesse de Dieu, chez ceux qui respectent le désir de Dieu et qui n’ont pas de voix. Qui ne professent rien d’autre qu’une espérance... l’espérance d’une présence !

Et le sauveur est venu ! C'est vrai que tous l'attendaient ... mais tous n'étaient pas prêts. Il est pourtant venu en faisant de Marie sa demeure parmi nous. Il n'a pas voulu d'une demeure faite de mains d'homme, il a voulu Marie, une personne comme bien d'autres. Une personne capable d'aimer, de rire, de pleurer, de souffrir: une personne au coeur grand et ouvert.

 Et le sauveur est venu !  C'est vrai qu'un sauveur c'est puissant ... mais celui-là a choisi une jeune fille qui n'avait même pas encore de nom, puisqu'elle attendait celui de Joseph. Il a choisi une jeune fille parmi les plus humbles pour faire le plus beau cadeau à l'humanité ! Mais comme ce choix a dû beaucoup embarrasser Marie. Qu'allait-elle dire à Joseph ?

 

Et le sauveur est venu ! C'est vrai qu'un sauveur c'est puissant ... mais celui-là a choisi la petitesse. Celui-là a choisi la fragilité ... et la délicatesse: il a choisi Marie.

 

Et le sauveur est venu ! Il est venu et il a pris notre condition en demandant d'abord à Marie si elle était d'accord. Il est venu et il s'est fait homme en bénissant d'abord Marie pour son OUI, pour son ouverture à Dieu. Il est venu en Marie qui répondait à l'amour de Dieu et lui donnant son amour et sa vie, à son service.

         Et, à notre tour, nous comprenons qu'en prenant chair en Marie, Dieu venait rencontrer tous les humains. Oui, si Dieu désirait se faire homme, c'est que les hommes et les femmes de ce monde sont désirés par Dieu, comme un futur époux, une fiancée.

 

Et le sauveur est venu ! Mais Marie ne pouvait tout comprendre, ne pouvait tout saisir et prédire. Ce qu'elle pouvait cependant entrevoir, c'était que Dieu saluait en elle la créature qu'il avait faite, et par elle, tous les humains de la terre. Dieu a porté son regard sur moi, dit-elle et j'exulte de joie.

 

Et le sauveur est venu ! ... avec la réponse de Marie. "Que tout se passe pour moi selon ta parole". La réponse de Marie exauce le désir de Dieu. La réponse de Marie fait venir le sauveur tant attendu. La réponse de Marie l'engage sur le chemin du salut pour nous tous. C'est un oui d'amour, un oui de confiance, un oui de foi parce que Marie ne connaît pas l'avenir, parce que Marie se fie à Dieu totalement.

Et le sauveur est venu ! ... Mais Marie se retrouve seule après le départ de l'ange, seule avec ses appréhensions, seule avec son secret, seule avec sa foi ... seule avec Jésus qu'elle commence à deviner, lui qui commence à vivre en elle. Elle commence à méditer dans son coeur. Elle commence, ce que Jean-Paul II appellait son pélerinage de foi.

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         Noël est à nos portes. Puissions-nous faire un dernier effort, cette année, pour nous préparer à dire OUI à Jésus, oui à sa vie, oui à son règne au milieu de ceux qui souffrent.

         Que l'exemple et la prière de Marie nous conduise avec confiance sur le chemin de la foi, une foi qui nous parle de vie et d'amour.

         Avec ce 4e dimanche de l'Avent, c'est presque déjà Noël. Le sauveur est déjà arrivé dans le coeur de Marie. Que ces quelques heures d'attente avant Noël nous permettent de nous préparer pour accueillir mieux et avec plus de joie le sauveur de nos vies, celui que nous attendons parce notre désir et le sien se rencontrent.

Yves