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Ordinaire-32: 8 novembre 2020

ORDINAIRE  - 32 -

8 novembre 2020
 
Pour lire l'Évangile
https://www.prionseneglise.fr/textes-du-jour/evangile/2020-11-08
 
On dit à chaque eucharistie: “Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire.” Trois affirmations: nous proclamons, nous célébrons, nous attendons. Tel est le mystère de notre foi. Au coeur de cette profession de foi, Jésus reconnu comme Seigneur. Il est grand le mystère de la foi !
 
Aujourd’hui et pour les semaines à venir, l’Église nous invite à raviver en nous la 3e affirmation: nous attendons ta venue dans la gloire. Attendre la venue du Christ. Annoncer son retour et nous préparer à la fête de cette rencontre. Car ce sera une fête, une fête digne des noces de Dieu avec l’humanité. 
 
C’est Jésus lui-même qui nous l’annonce: “Le royaume des Cieux est comparable à dix jeunes filles invitées à des noces...” Ces jeunes filles sont invitées à participer à la joie et à l’accueil de l’époux. Elles lui feront cortège. La parabole nous dit donc que cet accueil se fera avec des lampes, des lumières. À travers ces dix jeunes filles, c’est l’humanité tout entière qui est invitée à accueillir Jésus quand il viendra. Gardez vos lampes allumées. Il nous faut l’accueillir en l’accompagnant de lumières. L’être humain n’est-il pas une lumière lorsque son être intérieur est habité par le désir des rencontres ? Aller à la rencontre des autres pour les accueillir est probablement ce qu’il y a de plus lumineux chez les humains. Les dix jeunes filles sont porteuses de lumière, symbole d’un coeur à la recherche de Dieu, un coeur en attente de la rencontre avec Dieu. 
 
Veillez donc, nous dit Jésus. Mais l’attente sera longue ! Si longue, que toutes les jeunes filles ne sauront veiller et s’endormiront. La parabole ne les blâme pas. Un cri les réveillera. Mais cinq d’entre elles n’auront plus d’huile dans leur lampe. Seules les cinq autres accueilleront l’époux. Mais quelle est donc cette huile qu’on ne peut acheter ? Quelle est donc cette huile qu’on ne peut partager ? L’Église semble nous diriger, avec la 1ère lecture, vers la sagesse. “Elle se laisse aisément contempler par ceux qui l’aiment, elle se laisse trouver par ceux qui la cherchent.... dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre.”  La sagesse de Dieu est une image de Dieu lui-même. Or, Dieu vient vers ceux qui l’invoquent. Repensez au psaume de tout-à-l’heure: “Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l’aube: mon âme a soif de toi: après toi languit ma chair, terre aride, altérée, sans eau.” ce désir de Dieu, cette soif de Dieu, c’est une lumière qui guide Dieu vers nous. “Oui, tu es venu à mon secours,” dit le psalmiste, “je crie de joie à l’ombre de tes ailes.” La porte du banquet des noces est grande ouverte. Dieu accueille ceux et celles qui l’attendent, le désirent, le souhaitent. Il s’avance pour la rencontre avec les coeurs qui l’ont appelé et aimé. “Entrez, je vous connais, dit Dieu”. Et les cinq autres jeunes filles ? La parabole nous laisse un peu en plan. Mais Jésus n’adresse pas de reproche. Il semble cependant déçu, ennuyé. “Je ne vous connais pas.” Elles ont manqué d’huile... elles n’ont peut être pas vraiment souhaité rencontrer l’époux. Elles n’ont pas cherché à le connaître non plus. C’est un peu énigmatique !
 
Mais la bonne nouvelle, c’est que Jésus viendra en son temps et qu’il fera la fête avec tous ceux et celles qui, dans leur attente, ont appris à le connaître, à l’aimer, à le suivre, même s’ils et elles ne l’ont jamais vu encore. Les noces sont au programme pour ceux et celles qui espèrent Dieu. 
 
Yves