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30e Dimanche ordinaire

ORDINAIRE - 30 -

Combien de fois dans nos vies avons-nous cherché à saisir l’essentiel, le fondamental quand nous avions des choix importants à faire ? La réalité n’est pas si simple: la vie est souvent bien compliquée. Comment faire le bon choix ? Les plus prudents vont chercher conseil auprès des personnes de confiance. Ils vont écouter, soupeser, chercher une lumière. Ils et elles vont même prier...
 
L’équilibre d’une vie repose sur une base, un roc, une pierre d’angle sur laquelle tout l’édifice prend appui. Y aurait-il quelque chose qui soit fondamental, essentiel; quelque chose qui oriente tout le reste ? Sur quoi allons-nous baser, ancrer notre vie ? À partir de quoi la construisons-nous ?
 
Dans l’Évangile, la question que le pharisien pose à Jésus est colorée par cette quête du fondamental, de l’essentiel. “Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ?” Qu’est-ce qui est le plus important, le plus fondamental, le point de départ qui oriente tout le reste ?
On ne s’étonne pas que Jésus répond en citant la première parole de Dieu à Moïse: Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur; de toute ton âme et de tout ton esprit. Mais arrêtons-nous ici un moment. Aimer Dieu ... l’aimer de tout son être: coeur, âme et esprit. L’aimer avec toute notre vie, tout ce qui nous constitue. C’est ça le commandement. C’est ça le commencement, le fondement, l’essentiel. L’aimer avec notre coeur, c’est-à-dire, nos entrailles, nos affections; l’aimer avec notre âme, c’est–à dire, notre ouverture sur l’au-delà, notre sentiment de faire partie de quelque chose de plus grand, plus beau que soi, avec nos désirs de bonheur. L’aimer avec notre esprit, c’est-à-dire avec notre intelligence, notre créativité, notre curiosité. Dans le fond, c’est aimer avec tout ce qui constitue notre humanité telle que Dieu l’a créée. C’est le filon de notre vie, c’est la pierre d’angle de notre développement et l’assise de notre bonheur. 
 
Puis, Jésus ajoute ce verset du Lévitique: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements, dit Jésus, dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes.  Là Jésus nous surprend. Il met ce commandement sur le même pied que l’autre. Les deux sont indissociables, complémentaires. Dieu, et c’est là où réside toute sa grandeur, ne saurait rechercher à se faire aimer sans que toute l’humanité soit visée par notre amour. On ne peut pas aimer Dieu sans aimer son prochain. On ne peut pas demeurer indifférent aux besoins des autres sans montrer de l’indifférence à l’égard de Dieu. 
 
Ce projet peut paraître utopique, insurmontable, exagéré... Mais, en Dieu et en nous, et c’est ce qui nous sauve, il y a Jésus. Son amour inconditionnel nous a rejoints, touchés, étonnés. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. C’est pour moi qu’il est mort et ressuscité. C’est moi qu’il appelle à le suivre sur cette voie. Avec et dans mes faiblesses, Jésus agit et transforme ma vie en la rendant plus ouverte, solidaire, empathique. 
Alors qu’y-a-t-il au coeur de nos vies ? Quel est le fondement de ma vie, de mon avenir, de mon action dans le monde ? C’est plus qu’une idée, un idéal, un projet. Ce fondement c’est une personne, celui qui nous accueille aujourd’hui et qui se donne en nourriture pour nous fortifier dans notre relation d’enfants de Dieu et de frères/ soeurs, les uns des autres. Alors accueillons-le et célébrons-le. Il est le filon central de nos vies.
 
Yves